H. M. LAU (Grand Ancien)

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H. M. LAU (Grand Ancien)

Message par BenTipex le Mar 17 Aoû - 9:44

"Toutes choses considérées, nous sommes assez peu, au final... Soixante? Peu être un peu plus, quelques douzaines de personne arpentant les territoires d'Etherodie; humains, ou si proche. Nous qui étions vivants avant que l'Etherodie soit nommée par les premiers arrivants, avant que les trois lunes éclattent en poudre lumineuse, avant tout cela. Si vous marchez dans les grande villes, et que vous regardez autour de vous, dites vous bien une chose. Nous sommes là. Au milieu du marché d'Arh Elzy, dans la Nécropole Voilée, sur les routes d'Hizmer. Nous sommes la. Les grands anciens.

Je me rapelle de tout. Du début de tout, et de la fin de ce qui s'es fini depuis tant et tant d'époque. Je suis un anathème pour les fleuves d'or, qui ne cherchent jamais a voler ma mémoire... Peu importe ce qui se déroule ici, je verrais tout. J'ai peur d'être la encore dans des milliers d'années, des millions, marchant toujours sur les ruines de votre civilisation, seul a me rappeler des hommes et des femmes qui vivaient en ce temps, seul a connaitre le tracé des batîment depuis longtemps digéré par le vent et le sable. Ma mémoire me joue des tour, parfois. Ce visage croisé dans un lupanar est-il le même que celui de la femme que j'ai aimé un jour, quand la ville de Beren n'était encore qu'un hameau lumineux, avant le cataclyme de l'étoile doré? Ou bien mon cerveau mélange t'il maintenant tout les hommes a force d'en avoir trop vu durant ces années inombrables?

Je ne connais plus mon age. Parler d'années n'a pas vraiment de sens aujourd'hui. Je me suis assis dans le désert un jour pour regarder une pierre tomber doucement (oh! si doucement) en poussière devant mes yeux lourd. Je l'ai vu se craqueler, se tordre et se dégrader au fil des ans, et je ne me suis relevé que bien plus tard, mes habits rendus rigides par le sable calcifié. Combien d'hommes peuvent dire qu'il ont vu une roche mourir de vieillesse dans leur vie? Et pourtant ce n'est qu'une partie, agréable sinon vide, de mes souvenirs éternels. J'ai peur parfois. Peur de l'abysse de temps qui s'ouvre devant moi. Peur d'être chaque instant plus étranger devant les hommes que je croisent, qui arrivent et oublient. Et meurent parfois, ou disparaissent plutôt, dévorés par le temps.

Je suis arrivé sur les Terres que vous nommez Ethérodie quand les premiers hommes sur votre Terre n'avait comme seule musique que les sons de morceaux de bois vaguement polis sur les cuirs tendus de leurs dernière proies, autour d'un feu que l'on ne savait pas tout le temps allumer. J'aime vos musiques, sans les comprendre, les instruments reconstruits ici par ceux qui sont venus bien plus tard, même si beaucoup se plaignent de ne pas pouvoir les refaire au mieux (j'ai entendu un violoniste, qui m'avait fait pleurer devant sa musique, se plaindre de l'abscence de chat, disant que sans leur boyaux les cordes de son instruments ne pourait jamais donner une musique convenable! Pourtant, quel découverte, quel révélation de voir vos oeuvres, tout ce que vous avez pu faire comme merveilles depuis ma vie, ma vie humaine, ma vie d'avant) Voir votre genie se dévelloper en observant son reflet dans les esprits de ceux qui arrivent ici est le rare plaisir qui me reste. Je ne me lie que rarement a vous, mais j'aime a penser que parmis certains d'entre vous, il reste encore des enfants de mes enfants, que d'aucun ont exploré la Terre de leur vivant.

J'ai marché, couru parfois. Sous les réseaux des cavernes maintenant écroulées, sur les fondations de vos grandes cité, dans les montagnes lumineuses de l'extrémité du monde. J'ai appris des langues et les ait vu changer au fil du temps, ou disparaitre. Votre anglais est amusant, mélange de vieil islandais et d'un obscur dialecte germain. Je parle parfois avec ceux que je croise. J'écoute plus souvent. Si mon rôle est d'être le témoin des ages, c'est une obligation que je prend déraisonnablement au sérieux. Et que voudriez vous que je fasse d'autre, moi qui ait assez de temps devant moi pour user le métal de mes doigts jour après jour?"

Mots retrouvés gravés sur la paroi d'un bâtiment de la Nécropole Voilée
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